Euro 7 sous tension, nouveau flux CMA CGM sur le rail et entrepôts mécanisés
L’édition du 23 octobre retient les informations publiées depuis hier. L’ACEA demande de revoir le calendrier Euro 7 des poids lourds, tandis que la filière rappelle que le coût de la décarbonation ne peut reposer sur les seuls transporteurs. Côté report modal, CMA CGM fait entrer son premier train à East-West Gate, à la frontière hongro-ukrainienne. Les plateformes de Puma et Alpine illustrent la mécanisation et l’intégration logistique, alors que les batteries usagées, les bacs réemployables et la sécurité connectée des flottes structurent de nouvelles chaînes opérationnelles.
LES SIGNAUX À RETENIR
Routier
- 01L’ACEA demande cinq années supplémentaires pour appliquer aux poids lourds les exigences Euro 7 portant sur les émissions de freinage, ainsi qu’un report de deux ans du calendrier général. L’association invoque des méthodes d’essai encore incomplètes, notamment pour convertir les mesures sur composants en critères de conformité véhicule. Elle estime qu’une application prématurée fragiliserait homologations, investissements et cycles industriels, sans remettre en cause l’objectif environnemental.
- 08Inodis enrichit son offre d’éthylotests anti-démarrage avec Dignita après avoir dépassé 10 000 véhicules équipés au premier semestre 2026. Le réseau compte plus de 250 centres agréés en France. Connectées à Ubbeo Fleet, les fonctions permettent aux exploitants de recevoir des alertes, de demander à distance un test d’alcoolémie et, en cas de doute, d’immobiliser le véhicule avant son départ.
Ferroviaire
Écologie
- 02Réunis à Lyon, près de 300 acteurs européens du véhicule industriel ont placé trois sujets au centre des Rencontres de la Filière : financement de la transition énergétique, recyclage des poids lourds et concurrence chinoise sur l’électrique. Le constat opérationnel est net : achat des véhicules, recharge et adaptation des dépôts ne peuvent durablement être financés par les seuls transporteurs, alors que les appels d’offres restent dominés par le prix et que les marges demeurent faibles.
- 06Environ huit millions de batteries automobiles lithium-ion devraient atteindre leur fin de vie en Europe au cours des cinq prochaines années. Classées matières dangereuses, elles exigent collecte, stockage et transport sécurisés avant réemploi ou recyclage. Batribox, Ceva Logistics et Volt’R illustrent la structuration de chaînes circulaires dédiées, avec un double enjeu : limiter la pression sur les métaux rares et préserver la souveraineté d’approvisionnement.
- 07Pandobac équipe ses bacs réemployables d’étiquettes haute résistance DioTough HPV d’Inotec. Chaque contenant reçoit un QR code unique, lisible directement par smartphone via l’application Pandobac Scanner. Le dispositif donne aux opérateurs un moyen simple d’identifier les supports de charge et de tracer leurs rotations, condition indispensable pour piloter une boucle de réemploi à l’échelle opérationnelle.
Autres
- 04Puma et ID Logistics inaugurent à Vendenheim une plateforme BtoB de 41 000 m² conçue pour traiter jusqu’à 57 000 lignes de préparation par jour et ramener à quatre heures le délai des flux prioritaires. L’AutoStore, relié au WMS Reflex, compte 15 stations de préparation, 12 stations d’intégration et 70 000 bacs, avec une capacité prévue au-delà de 85 000 en 2030. Les effectifs passent d’environ 100 personnes à 150 lors des pics.
- 05À Dieppe, Log’S exploite pour Alpine un entrepôt de 11 000 m² qui stocke 2 500 références destinées notamment à l’A390. Le prestataire couvre réception, contrôle, stockage, traçabilité, préparation, navettes vers l’usine, livraison aux lignes, kitting et retour des emballages vides. Le dispositif relie ainsi directement la logistique amont aux besoins de production et au bord de ligne.

